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RN 4 – Risques littoraux

 Dernière mise à jour : janvier 2015

Sommaire :

 

1  Définitions

Le recul du trait de côte

Il se traduit par le déplacement, vers l’intérieur des terres, de la limite cartographique entre le domaine marin et le domaine continental. Le trait de côte est situé à l’interface terre/mer et correspond à la laisse des plus hautes mers lors d’une marée astronomique exceptionnelle.

La submersion marine

La submersion marine est une inondation temporaire de la zone côtière par la mer dans des conditions météorologiques et/ou marégraphiques défavorables (forte dépression, vent de mer, tempêtes d’équinoxe, coefficient de marée élevé) provoquant des ondes de tempête. Les submersions marines peuvent aussi se produire lors de tsunamis ou encore lors de ruptures d’ouvrages.

Les avancées dunaires

Par avancée dunaire, on entend la progression d’un front de dune vers l’intérieur des terres. Ce phénomène résulte du déplacement du sable sous l’effet du vent. Il s’observe en milieu côtier où des stocks sédimentaires sont disponibles.

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2  Nature, causes et effets

2.1  Le recul du trait de côte

La mobilité du trait de côte est naturelle. Elle résulte de l’action des éléments naturels (fluctuations du niveau des eaux, vents, courants et agitations, etc.) sur les structures littorales. Les effets peuvent être renforcés par des actions humaines, en particulier le long des côtes sableuses. La surfréquentation des cordons dunaires près des plages détruit la végétation ou empêche son développement et expose ainsi le sable à l’action érosive du vent. Mais les ouvrages côtiers et les extractions de matériaux interviennent aussi en modifiant les échanges sédimentaires. La tendance généralisée au recul du trait de côte est observée sur de nombreux littoraux et a pour conséquence de générer des risques dans les zones à enjeux.

Il convient de distinguer les différents types d’érosion qui conduisent au recul des zones basses meubles et  à celui des falaises.

Dans le cas des côtes basses, l’érosion marine résulte d’un déficit chronique et généralisé du bilan sédimentaire depuis la période historique, comme en témoigne le recul de la côte aquitaine, connu depuis l’époque gallo-romaine. Il est évalué localement à plus de 2 m/an en moyenne et beaucoup plus lors des tempêtes et les zones de recul les plus importantes depuis les relevés de 1825 laissent apparaître des déplacements pouvant atteindre entre 100 et 150 mètres sur cent cinquante ans.

Phénomène discontinu,  le recul du trait de côte,  résulte des actions combinées et intermittentes du niveau statique du plan d’eau (niveau marégraphique), d’une élévation temporaire de ce niveau (surcote) et de l’effet des vagues déferlantes mais aussi de la fréquence des tempêtes.

Dans le cas des côtes à falaises, l’évolution est plus complexe car les influences continentales peuvent s’ajouter aux actions de la mer. On distingue deux types de recul selon les conditions géologiques et hydrogéologiques :

  • un recul par effondrement d’un pan de falaise surplombant dont le pied a été sapé par les vagues. Si cette érosion est négligeable pour les falaises granitiques, en revanche, le recul est rapidement dommageable pour les falaises calcaires, en particulier crayeuses qui peuvent régresser, comme au pays de Caux, de 0,30 m en moyenne par an. Ces dernières subissent aussi une érosion par dissolution, l’eau de mer creusant des alvéoles ou même des taffonis (cavités profondes). De plus, l’action biologique peut parfois être intense : les mollusques lithophages, les oursins, certains spongiaires et certaines algues percent, creusent et découpent la falaise et la roche finit par se fragmenter ;
  • un recul par glissement, dû à la nature argileuse des roches telles que les marnes, ou résultant de leur structure (pendage des couches vers le vide et fracturation). Mais les eaux continentales (eaux pluviales et usées dont les rejets ne sont pas maîtrisés) ont souvent un rôle déterminant dans le déclenchement des mouvements.

Enfin, lors des grandes tempêtes, les déferlantes projetée sur les falaises, injectant de l’eau sous forte pression et les bombardant avec les silex fournis par la craie, activent leur déstabilisation.

 

Selon les chiffres clés publiés par le ministère en charge de l’Environnement, un quart environ des côtes en métropole recule du fait de l’érosion marine et, pour les deux tiers, cela concerne des côtes sableuses (soit près de la moitié de ces dernières) ; à l’inverse, un dixième progresse par sédimentation (dont bon nombre de côtes vaseuses, telles que baies, estuaires, marais littoraux).

A noter que, compte tenu de son grand découpage, la longueur du littoral français peut varier très sensiblement selon les sources : 7500 km de côtes par exemple (5853 km pour la métropole et 1647 pour les DOM) selon l’estimation de ce même ministère dans son récent guide PPRL (décembre 2013).

 

2.2  Les submersions marines

Elles envahissent les terrains situés en-dessous du niveau des plus hautes mers mais aussi parfois les terrains « protégés » par les digues si les projections d’eaux marines franchissent les ouvrages de protection, a fortiori lors des tempêtes. Elles apparaissent à la suite de la rupture ou de la destruction d’un cordon dunaire, mais aussi du débordement ou de la rupture d’ouvrages de protection (digues). Exceptionnellement, des vagues de forte amplitude (tsunamis) peuvent envahir le littoral lors de glissements sous-marins ou de séismes (voir fiche RN6 : Séismes et tsunami).

L’inondation résultante est en principe de courte durée : de quelques heures à quelques dizaines d’heures selon la perméabilité du sol et si le retrait naturel des eaux est possible ; dans le cas contraire, l’inondation, comme celle résultant de la tempête Xynthia, peut durer plusieurs jours. Elle se traduit également par l’invasion de biens bâtis et de terrains agricoles par des eaux salées particulièrement agressives. De plus, lorsque la submersion résulte de la rupture du cordon dunaire, les eaux marines peuvent véhiculer d’importantes quantités de sédiments qui se déposent en épandage de tempête, par exemple sur des terres agricoles qui deviennent temporairement inexploitables. Enfin, en cas de franchissement d’ouvrages de protection, les paquets de mer projettent des sables et des galets aux effets dommageables sur les fronts de mer urbanisés.

En outre mer, les cyclones provoquent également des phénomènes maritimes très dangereux :

  • une houle longue, générée par le vent et qui se déplace plus rapidement que le cyclone, est parfois observée jusqu’à 1 000 km à l’avant du cyclone ;
  • une surélévation anormale du niveau de la mer, connue sous le nom de « marée de tempête », le phénomène le plus meurtrier associé aux cyclones.

 

2.3  Les avancées dunaires

Les dunes littorales sont par nature l’objet de constants changements sous l’action de la mer et du vent. Ce milieu, original et fragile, recèle aussi de nombreux « habitats » d’intérêt communautaire qu’il s‘agit de préserver. Paysage très attractif, il est soumis à une pression humaine croissante, notamment touristique.

Celles-ci peuvent être sujettes à une grande mobilité, comme ce fut le cas en particulier durant la période froide dite du « petit âge glaciaire », vers les années 1500-1800. Après de nombreux essais de maitrise du phénomène au XVIIIe siècle, c’est sous l’impulsion de l’Etat qu’au XIXe siècle, fut entreprise la fixation des dunes mobiles : en effet, la majeure partie des dunes littorales atlantiques a été  alors reboisée  pour lutter contre l’envahissement des cultures et des villages par les sables, tout en permettant la mise en valeur de ces terrains par la production de bois de pin maritime et de résine.

Le cordon  dunaire s’organise en bandes plus ou moins parallèles à la côte dont les principales sont le haut de plage, le cordon mobile, la dune fixée et la dune boisée, chacune pouvant être subdivisée. Ces espaces sont interdépendants.  Tout changement sur la face externe induit une chaîne de réactions sur la face interne. Par exemple, une tendance à la stabilisation du cordon littoral entraîne une progression du front forestier pionnier et inversement.

Les dunes bordières non boisées, en plus de leur rôle protecteur de la forêt dunaire, constituent un écosystème  de haute valeur patrimoniale, un stock sableux régulateur du bilan sédimentaire côtier et un amortisseur de l’érosion marine.

Sur les côtes atlantiques, les vents dominants (marins) ont tendance à transférer le sable de la plage vers la dune puis de la dune vers l’intérieur des terres. En revanche sur les côtes méditerranéennes, les vents dominants (vents de terre) engendrent un transfert important de sédiments de la partie émergée vers la partie immergée.

Les coups de mer qui, sur les autres côtes atlantiques, sont synonymes de démaigrissement de la plage et de la dune, permettent à l’inverse sur les côtes méditerranéennes l’engraissement de la haute plage en ramenant sur la partie émergée les matériaux évacués par les vents de terre même si comme ailleurs, ils contribuent à l’érosion de la basse plage ; dans ce contexte méditerranéen, les herbiers de posidonies ont un rôle important car ils participent également à cette dynamique littorale en amortissant les houles et en piégeant les sédiments.

Le littoral se découpe en compartiments ayant un fonctionnement relativement autonome par rapport aux compartiments voisins. Ce sont les cellules sédimentaires. Entre deux cellules voisines, les échanges sont faibles voire nuls. Les spécialistes admettent que sous l’action des facteurs naturels (houle, vent, etc.), le sable reste à l’intérieur de la cellule ou sort définitivement du système littoral (perte au large, à terre). Pour chaque cellule il est possible d’établir un bilan d’apports, de fuites et de réserves. Mais le plus souvent, le manque de données quantifiées et fiables ne permet qu’une évaluation approximative de ce bilan.

La gestion des dunes littorales s’inscrit dans les grands principes de la gestion multifonctionnelle car il faut concilier les fonctions économiques, écologiques et sociales. Le gestionnaire vise à répondre de façon conjointe à l’objectif de protection contre le risque d’ensablement et celui de la conservation d’écosystèmes et de paysages rares et fragiles.

De plus, à l’objectif d’éviter le risque d’ensablement de l’arrière-pays, il faut aussi répondre à celui de réduire le déficit sédimentaire de la plage, principale cause du recul des côtes.

Les effets de ces phénomènes sur les enjeux

Parmi ces risques naturels, ceux liés aux submersions marines ou à l’érosion côtière sont aujourd’hui en France grandissants du fait de l’installation croissante des populations en zones côtières. L’anthropisation du littoral a donc accentué sa vulnérabilité aux phénomènes de submersion marine survenant lors de tempêtes. Les zones côtières sont caractérisées par une forte densité de population. Ainsi, pour la France, la densité de population des communes littorales est deux fois et demi supérieure à la densité moyenne métropolitaine.

La population permanente des communes littorales métropolitaines était de 6,1 millions de personnes au 1er janvier 2006, soit 9,9 % de la population totale sur environ 4 % du territoire, cette part étant sensiblement la même depuis le début des années 80. A ce chiffre s’ajoute une population touristique importante hébergée dans les résidences secondaires, les hôtels et les campings.

Les enjeux en termes de sites écologiques d’intérêt faunistique et floristique (Natura 2000, etc. ) exposés à un risque de submersion marine d’occurrence centennale sont répartis sur environ 380 000 ha pour la seule métropole.

Le ministère en charge de l’Environnement estime que les terrains situés à moins de 250 m des côtes métropolitaines en érosion sont pour un quart des sols urbanisés et artificialisés, pour un autre quart des terres agricoles ou arables et pour la moitié restante des zones naturelles, parfois de grande importance écologique ou/et touristique.

2.4  Le changement climatique

Le changement climatique  modifiera le niveau moyen de la mer, le régime des tempêtes, la hauteur des vagues, le régime des surcotes, le régime des précipitations, l’acidification des océans et  la température de surface de l’eau.
Sur la base du 4ème rapport du GIEC (AR4, 2007 – le 5e rapport est prévu pour 2013), des travaux réalisés dans le cadre du groupe de travail Risques naturels, assurance et changement climatique (RNACC 2008-2009, cf. rapport interministériel), l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) estime qu’à la fin du siècle, entre 2090 et 2099, l’élévation du niveau de la mer sera comprise entre 40 cm et 100 cm pour toutes les côtes françaises. Dès 40 cm, un risque de submersion permanente consécutif à la montée du niveau de la mer pèsera sur certains territoires.

Malgré les incertitudes, confirmées par différentes méthodes de calcul, la tendance globale au recul du trait de côte, suite à la montée des eaux, par érosion des plages et recul des falaises est prévisible. Les zones les plus vulnérables sont les deltas comme la Camargue, les zones estuariennes et les zones de marais. Par ailleurs, compte tenu de l’impact  de l’élévation du niveau moyen de la mer sur les ouvrages maritimes, il faut s’attendre à devoir les adapter pour qu’ils résistent et qu’ils demeurent efficaces en attachant une attention particulière aux évolutions bathymétriques.

Dans ce contexte de tendance à la remontée du niveau marin, la pénurie sédimentaire sera croissante et le stock de sable dunaire prendra de plus en plus d’importance stratégique.

Dans son plan national d’adaptation au changement climatique adopté en juillet 2011,  le gouvernement a prévu, entre autres mesures, le renforcement de l’observation des côtes françaises pour prévenir les risques de submersion.

MEEDDAT, Séminaire sur le prévention des risques naturels majeurs – Changement climatique et prévention du risque littoral, 19 septembre 2007, 99p. Téléchargeable ici en pdf et sur le site prim.net

 

MEDDTL, Plan national d’adaptation au changement climatique (synthèse), 2012, 32p. Téléchargeable ici en pdf et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

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3  Mesures de prévention des recul du trait de côte, submersion marine et avancée dunaire

Deux ans après le passage de la tempête Xynthia (1) le 28 février 2010 (54 morts) dans les départements de la Vendée et de la Charente-Maritime, l’Etat a mis en place un certain nombre d’actions. Elles s’articulent principalement autour de la prévention (plan submersions rapides, programmes d’action de prévention des inondations, mise en œuvre de la directive inondations, installation d’une commission mixte inondations, plans de prévention des risques naturels prévisibles ( PPRN) prioritaires, création d’une nouvelle vigilance météo « vagues-submersions marines »), de la protection (confortement des ouvrages de protection) et de la culture et la mémoire du risque (pose de repère de limite de submersion marine et création d’un modèle spécifique « Xynthia » réalisé en collaboration avec la Monnaie de Paris).

Le plan  submersions rapides (PSR), programme national validé en février 2011, vise en priorité la sécurité des personnes et comprend des mesures de prévention, de prévision, de protection et de sauvegarde des populations dans les six années à venir : maîtriser l’urbanisation dans les zones à risques ; améliorer les systèmes de surveillance, de prévision et d’alerte ; renforcer la fiabilité des digues ; développer enfin une véritable culture du risque (à travers notamment les plans communaux de sauvegardes – PCS).

Un programme spécifique au littoral propose une gestion intégrée des risques littoraux (submersions marines et estuariennes, érosion…) qui s’articulera avec le plan national d’adaptation au changement climatique, avec la stratégie nationale de gestion du trait de côte, du recul stratégique et de la défense contre la mer et avec la gestion particulière des estuaires et des zones lagunaires ou poldérisées. L’objectif du PSR est d’inciter les différents territoires à bâtir des projets de prévention des risques liés aux submersions marines, aux inondations par ruissellement ou crues soudaines et aux ruptures de digues fluviales ou maritimes, par une démarche pragmatique, partant de projets ponctuels ou plus globaux mais sur des zones cohérentes vis-à-vis du risque. Ce plan anticipe la mise en œuvre de la future stratégie nationale de gestion des risques d’inondation, cadre général défini en application de la loi portant engagement national pour l’environnement (LENE).

Le plan est aujourd’hui opérationnel, avec des avancées concrètes sur chacun de ses axes. Les préfets ont identifié les communes pour lesquelles un plan de prévention des risques  littoraux prévisibles (PPRL) devait être établi en priorité. Fin 2012, ceux-ci étaient en cours de réalisation sur ces 303 communes. Ils bénéficient des données de topographie fine acquises dans le cadre d’une convention passée entre le ministère en charge de l’Environnement et l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN).

Dans le cadre du PSR, l’Etat a également lancé un programme global  d’état des lieux  des  ouvrages et des systèmes de protection maritimes pour contrôler leur fiabilité  et engager leur renforcement , en partenariat avec les collectivités territoriales et les maîtres d’ouvrages (voir fiche DGa8 : Les ouvrages de protection collective contre les risques naturels) ; ainsi, 190 chantiers de travaux en urgence puis 88 travaux de renforcement ont été réalisés en 2010 dans les départements de Charente-Maritime et de Vendée.


Page sur les PSR sur le site du ministère en charge de l’Environnement

 

A noter que la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles modifie le contexte institutionnel concernant la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations : attribution aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre substitués à leurs communes membres d’une nouvelle compétence en ce domaine ; mise en place d’un financement dédié ; renforcement du rôle des établissements publics territoriaux de bassin (EPTB) et création d’établissements publics d’aménagement et de gestion de l’eau (EPAGE). La plupart des dispositions prévues devraient entrer en vigueur à l’horizon 2016.

Par ailleurs, suite aux tempêtes de fin décembre 2013-début janvier 2014 ayant affecté les côtes métropolitaines, la nécessité d’une gestion intégrée des risques littoraux (inondations, submersions marines et estuariennes, érosion) a été rappelée à nouveau par les ministres en charge de l’Environnement et de la Mer. A également été annoncée la production fin 2014 d’une première cartographie à l’échelle nationale de l’aléa d’érosion côtière, devant permettre une bonne connaissance des aléas et du fonctionnement des écosystèmes côtiers dans leur état actuel, avec une prévision de leur évolution à 10, 40 et 90 ans.

MEDDTL, Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte: vers la relocalisation des activités et des biens, 2012, 20 p. Téléchargeable ici en pdf et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

 

3.1 La connaissance du phénomène, de l’aléa et des enjeux

La connaissance des risques littoraux doit être envisagée d’un point de vue naturaliste, à l’échelle d’une entité géographique, habituellement désignée par le terme de bassin, qui présente des critères géologiques, morphologiques et hydrodynamiques homogènes, combinés aux spécificités de l’occupation des sols. Sa délimitation dépend aussi de la nature et des caractéristiques des enjeux.

Ces différents systèmes côtiers sont interdépendants et très mobiles, ils évoluent en fonction des agents géologiques (héritage des périodes glaciaires récentes, variations du niveau marin…), dynamiques (houle, vent, marée) et anthropiques (urbanisation…).

Cette évolution a souvent été traitée à des échelles variées, la plupart du temps sur de courtes périodes et par divers acteurs, ce qui rendait certaines des données acquises peu accessibles, voire ignorées. L’aménagement et la gestion à long terme de vastes secteurs du littoral français dépendant d’une meilleure connaissance et d’une meilleure prévision de l’évolution des côtes, une base nationale d’informations sur l’évolution du trait de côte et la lutte contre l’érosion littorale a été constituée et mise à disposition des utilisateurs (services opérationnels, bureaux d’études, chercheurs, etc.), ceux-ci contribuant par ailleurs à son enrichissement.


Base d’observations pour le suivi des côtes BOSCO

 

Sur les parties les plus sensibles du littoral, des observatoires ont généralement été constitués afin d’assurer un suivi de l’évolution physique des côtes et mettre à disposition de tous les acteurs concernés un outil d’aide à la décision et à la gestion, par exemple celui constitué en Aquitaine dans le cadre d’un large partenariat régional.


Site de l’Observatoire de la côte aquitaine

 

3.1.1  Le recul du trait de côte

Pour les côtes basses, la limite du bassin résulte de l’évolution de l’unité ou cellule hydrosédimentaire (voir § 2.3 ci-avant) déterminée par les conditions de circulation des sédiments. Pour les côtes à falaises dont l’évolution est commandée à la fois par des facteurs continentaux et par l’attaque de la mer, elle s’appuie sur des composantes morphologiques, géologiques et  hydrogéologiques.

Dans le cas de l’élaboration d’une carte d’aléas en vue d’un PPR, l’analyse du recul du trait de côte par effondrement vise à évaluer la bande de terrain potentiellement érodable à l’échéance de 100 ans. Pour les versants littoraux dont l’évolution procède par glissements localisés, il convient d’analyser le rôle des caractéristiques intrinsèques du versant (nature, spécificités géomécaniques des terrains), des facteurs externes (apport d’eau par précipitations ou défaut de maîtrise des eaux superficielles et des rejets, surcharges, séismes etc.) et de la mer qui remet perpétuellement en cause la recherche d’équilibre du versant par son action érosive, s’opposant à la constitution d’une butée de pied naturelle.

Enfin, le recul des côtes à falaises peut engendrer des dangers pour les personnes, aussi bien sur la corniche qu’en pied de falaise exposé aux chutes de blocs, aux coulées boueuses et aux glissements.

 

3.1.2  La submersion marine

L’évaluation de l’aléa submersion marine consiste à étudier la zone submergée par la mer pour le niveau d’eau atteint lors d’une occurrence centennale. Elle inclut les paramètres météorologiques et marégraphiques. Hors phénomènes exceptionnels (tsunamis), l’expérience montre que  les hauteurs d’eau sont relativement faibles dans la majorité des cas, inférieures à un mètre, compte tenu des mécanismes de submersion (durée de la marée haute, taille des brèches). En revanche, la vitesse du courant est élevée. Comme pour les cours d’eau, le courant peut être très érosif à l’arrière d’une brèche dans un cordon littoral ou dans un ouvrage de protection.

 

3.1.3  L’aléa de référence est modifié et complété par l’aléa 2100

Les inondations consécutives à la tempête Xynthia  ont mis en évidence les limites du cadre méthodologiques datant de 1997 (circulaire et guide méthodologique). Dans l’attente de la publication du guide réactualisé, la circulaire du 27 juillet 2011, relative à la prise en compte du risque de submersion marine dans les plans de prévention des risques littoraux prévisibles (PPRL), en a fixé les grands principes, en particulier ceux qui définissent le périmètre du PPRL, l’aléa de submersion marine et l’incidence des ouvrages de protection.

Désormais, le zonage réglementaire du PPRL doit être élaboré sur la base de deux aléas (cf. schéma ci-dessous) :

  • un « aléa de référence » évalué sur la base d’un niveau marin calculé en prenant le plus haut niveau entre l’évènement historique le plus fort connu et l’évènement centennal calculé à la côte, à laquelle on rajoute la surcote liée à la houle et, le cas échéant, la surcote liée aux phénomènes locaux. A cet « aléa météorologique » sera ajoutée une marge de 20 cm constituant la première étape de prise en compte du changement climatique.
  • un « aléa 2100 » : l’hypothèse retenue est l’hypothèse pessimiste de l’ONERC, qui correspond à une augmentation de 60 cm du niveau marin à l’horizon 2100. L’aléa 2100 correspond donc à l’ « aléa météorologique » auquel on rajoute 60 cm.

L’ « aléa 2100 », qui n’aura pas d’impact sur la constructibilité des zones urbanisées, permettra, via les prescriptions sur les nouvelles habitations, de prendre dès maintenant les mesures nécessaires pour limiter la vulnérabilité future des territoires au risque de submersion marine face à l’augmentation prévisible du niveau marin sur le littoral français.

La publication fin 2013 d’un nouveau guide méthodologique relatif aux PPRL est venu compléter et préciser le cadre méthodologique initié par la circulaire du 27 juillet 2011.

 Source : Circulaire du 27 juillet 2011 relative à la prise en compte du risque de submersion marine dans les plans de prévention des risques naturels littoraux, MEDDTL

Dans le but de cartographier de manière continue la bande côtière terrestre et son prolongement marin immédiat, suite aux orientations du Comité interministériel de la mer (CIMer) de 2003, l’IGN et le Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM) se sont rapprochés  pour modéliser le cœur géographique du futur référentiel géographique du littoral (RGL) dans le cadre d’un projet commun baptisé Litto3D®.

A partir des informations déjà disponibles (et néanmoins trop incomplètes ou imprécises), une base de données historiques, baptisée « Histolitt » est constituée : elle rassemble les données existantes pour fournir une première contribution à l’inventaire du littoral.

Afin de constituer un référentiel décrivant en continu la surface du sol émergé, l’estran (portion de la zone littorale située entre les hautes et les basses mers) et le fond de mer avec une précision altimétrique de l’ordre de 30 cm et une résolution planimétrique d’environ 1 m, l’IGN s’est lancé dans l’étude d’une méthode de levés par laser aéroporté (LIDAR).

A partir de deux expérimentations en relief contrasté (Golfe du Morbihan en 2005 et Toulon en 2007), l’IGN et le SHOM ont mis au point une méthode applicable à l’ensemble des côtes. Ce nouveau modèle numérique altimétrique continu de la mer et de la terre, de précision décimétrique, contribue à la gestion des problèmes liés à l’érosion littorale mais aussi à son invasion (tsunamis).


Page sur le projet Litto3D® sur le site de l’IGN.

 

3.2  La surveillance, la prévision, la vigilance et l’alerte

En octobre 2011, Météo France a mis en place une nouvelle vigilance météorologique intitulée « vagues-submersion » afin d’anticiper au mieux les montées extrêmes du niveau de la mer et de renforcer la protection des populations face aux inondations, aux risques d’embarcations projetées sur le rivage ou encore de noyades.

En cas de vigilance orange ou rouge, actualisée au moins deux fois par 24h (6h et 16h) liée à un phénomène de « vagues-submersion« , Météo France dispense en ligne toute une série de conseils de comportements à l’adresse des habitants du bord de mer (ou du long d’un estuaire), des plaisanciers (des baigneurs, des plongeurs, des promeneurs) et des professionnels de la mer (des pêcheurs,…).

De même, des systèmes d’alerte au tsunami sont construits ou en cours de construction, sous l’impulsion de l’UNESCO, et auxquels la France participe.


Carte de vigilance
pour la métropole, sur le site de Météo-France.

 

3.3  L’éducation et l’information préventive

La protection des populations saisonnières vis-à-vis des risques naturels présents ou émergents passe par une meilleure information sur la nature des dangers auxquels elles sont susceptibles d’être exposées et sur les comportements à tenir en cas d’évènement. Ces populations développent une vulnérabilité spécifique. Leur moindre connaissance du territoire et de la nature des risques (ampleur, fréquence, localisation…) peut induire pour les touristes une autoprotection inadaptée, une ignorance des outils de vigilance et d’alerte, voire de mauvais réflexes, en cas de crise. Parmi les touristes, les étrangers accèdent encore plus difficilement à l’information, du fait des barrières linguistiques mais aussi de leur méconnaissance des structures et des organisations françaises. Une enquête a montré que les étrangers identifient moins bien que les Français les périodes à risques et les conséquences potentielles de ces risques et  près de trois étrangers sur quatre ignorent les cartes de Météo France.

Les résidents permanents, en revanche, bénéficient souvent d’une expérience, d’une culture locale du risque et de moyens classiques d’information : bulletin municipal, enquêtes publiques pour les documents spécifiques risques ou d’urbanisme intégrant les risques, réunions publiques organisées par le maire qui doit également définir les lieux d’installation d’affiches préventives, en particulier dans les établissements recevant du public comme les établissements hôteliers, etc.

Par ailleurs, dans les campings, le gestionnaire doit informer les occupants des consignes de sécurité et des mesures de sauvegarde à observer, afficher les informations sur les consignes de sécurité, et tenir à disposition un exemplaire du cahier des prescriptions de sécurité (article R125-15 du Code de l’environnement ; voir fiche R5 : Sécurité des terrains de camping et de caravanage). En complément, il est de l’initiative locale de développer une communication plus spécifique. Il pourra s’agir de diffuser des brochures dans d’autres langues, d’adapter les modes, les lieux et surtout les dates de diffusion d’information. L’affichage des consignes de sécurité par des pictogrammes est un moyen aussi efficace de diffuser cette information sans avoir à s’inquiéter de la langue.

Plus récemment, les nouvelles obligations d’information des locataires, en cas d’existence d’un PPRN, s’appliquent pour les locations saisonnières et visent à sensibiliser les touristes dès la signature du bail (voir fiches  DGi1 : Information préventive des populations, et DGi4 : Information des acquéreurs et des locataires d’un bien immobilier).


Page sur le risque inondation sur le portail interministériel des risques majeurs

 

3.4  La prise en compte des risques dans l’aménagement et l’urbanisme

Depuis des décennies, des pans entiers de l’économie nationale reposent sur la « fixité » du trait de côte. Mais l’idée que l’on peut le fixer  partout,  devenue illusoire, est abandonnée. Il est désormais admis que le recul stratégique est  une réponse  pour lutter contre les conséquences du changement climatique, en particulier l’aléa submersion marine.

La notion d’espace de liberté redonné aux phénomènes naturels a été redécouverte il y a un peu plus d’une vingtaine d’années pour les cours d’eau, rivières de plaine en particulier. Elle s’applique également au littoral qui devra présenter une flexibilité envers  l’accroissement du niveau de la mer et non plus en fonction des aménagements grignotant le domaine maritime.

Différents outils permettent une prise en compte du risque dans le développement des territoires littoraux : la loi littoral, les schémas de mise en valeur de la mer, les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux, les directives territoriales d’aménagement (DTA) et les schémas de cohérence territoriale (SCoT).

L’un des objectifs de la révision de la doctrine relative à l’élaboration des PPRL est de rapprocher les règles de constructibilité de celles appliquées par les « PPRN inondation-débordement de cours d’eau » – en matière de grille d’aléa, de typologie des enjeux, de règles de constructibilité dans les zones submersibles – sous réserve de la prise en compte des spécificités de l’aléa submersion marine (phénomène violent, marnage, érosion associée…).

Le PPRL doit être réalisé à une échelle géographique présentant une cohérence hydrosédimentaire (voir § 2.3 ci-avant). Il doit, dans la mesure du possible, traiter simultanément tous les aléas qui impactent le bassin de risque considéré : submersion marine, érosion du trait de côte et migration dunaire, voire le cas échéant les autres phénomènes d’inondation concomitants (débordement de cours d’eau pour les zones estuariennes, mascaret, ruissellement, aggravation d’inondation fluviale par barrage des écoulements dû à la  surcote marine).

La maîtrise de l’urbanisation dans les zones à fort risque, et en particulier l’arrêt de l’ouverture à l’urbanisation de zones basses aujourd’hui non urbanisées, est  posée comme un des fondamentaux du plan.

En cas de menace pour la vie humaine, des mesures immédiates devront être prises pour interdire tout accroissement de population dans les zones à risque fort. Il sera rappelé que, en l’attente de l’élaboration d’un PPRN, l’article R111-2 du Code de l’urbanisme permet de refuser ou d’assortir de prescriptions un permis de construire ou d’aménager qui comporterait un risque pour la sécurité publique.

Ceci concerne aussi bien des zones inondables ou submersibles, que des zones endiguées pour lesquelles le gestionnaire de l’ouvrage n’a pas démontré la sécurité intrinsèque de son ouvrage ou l’adéquation du niveau de protection avec les enjeux de la zone protégée.


Fiche DGa1 : Outils de l’urbanisme réglementaire prenant en compte les risques majeurs

 

Fiche DGa3 : Plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) et Plan de prévention des risques miniers (PPRM)

 

Circulaire DEVP1119962C du 27 juillet 2011 relative à la prise en compte du risque de submersion marine dans les plans de prévention des risques naturels littoraux. Téléchargeable ici en pdf et sur Légifrance

 

MEDDE, Guide méthodologique : Plan de prévention des risques littoraux, 2013, 168 p. Téléchargeable ici en pdf  et sur prim.net

 

CEPRI, Le maire face au risque d’inondation : agir en l’absence de PPRI (PLU, carte communale, PC, CU), 2008, 30 p. Téléchargeable ici en pdf et sur le site du CEPRI

 

3.5  La réduction de la vulnérabilité au niveau des enjeux

Sur un certain nombre de fronts urbains qui sont actuellement menacés par le recul des côtes et pour lesquels le coût de la défense – nettement supérieur à la valeur des biens défendus – ne sera plus supportable par la collectivité, il faudra envisager l’expropriation. Il est possible que soit effectué à moyen terme un choix de réalignement stratégique.

De même, si le risque prévisible de submersion marine n’apparaît pas acceptable vis à vis  de la sécurité des personnes, il convient de recourir aux mesures de délocalisation par voie amiable ou à défaut par expropriation.


Fiche DGa5 : Outils fonciers pour délocalisation de biens gravement menacés

 

Le fonds Barnier (FPRNM) peut soutenir les phases d’étude de stratégies de réduction des risques.

Il est envisagé, si les conditions d’éligibilité sont remplies par ailleurs, de travailler sur des opérations programmées de l’amélioration de l’habitat (OPAH) résilient, c’est-à-dire ayant pour vocation de réhabiliter des logements permettant de mettre en sûreté les résidents permanents  de zones de danger.

 

3.6 Les dispositifs de protection collective

On peut constater que l’accélération de l’érosion côtière (marine et géologique) est parfois provoquée par des altérations d’origine humaine (digues et ouvrages de protection inappropriés, nettoyage excessif de plages, prélèvements de matériaux sableux, accentuation de l’imperméabilisation des sols et donc des écoulements hydrauliques, fréquentation touristique massive non maîtrisée, etc.).

Les limites physiques maintenant mieux connues des ouvrages de défense contre la mer et la meilleure connaissance des milieux et de leurs interactions, conduisent à faire évoluer les  méthodes de gestion du trait de côte dans une perspective de développement durable. Il est illusoire de vouloir lutter à tout prix contre un phénomène naturel – l’érosion – quand il n’y a pas d’enjeu notable sur les activités humaines ou économiques (comparaison avec les rivières).

La stratégie de protection repose sur des mesures qui peuvent être complémentaires associant par exemple défense temporaire et défense permanente ou génie civil et génie biologique

La défense temporaire consiste à mettre à l’abri la population exposée dans des lieux sécurisés,  préalablement définis dans le plan communal de sauvegarde, soit sur place (ex. : étage) soit distants et aménagés à cet effet (ex. : gymnase). Des restrictions de stationner, voire de circuler, sur le littoral menacé complètent cet ensemble de mesures.

Sur les côtes basses meubles,  dans les zones à forts enjeux, des travaux de génie civil tels construction d’épis, de brise-lames ou le rechargement des plages en matériaux d’apport sont réalisés pour limiter le pouvoir érosif des houles et favoriser ainsi la sédimentation en avant du trait de côte. La réparation, et/ou le rehaussement de digues peuvent aussi être envisagés. Dans les zones à faibles enjeux, des techniques plus douces, visant à utiliser, par des opérations de génie écologique, les éléments naturels (vent, etc.) pour piéger le sable au maximum près de sa source et intégrant l’aménagement de cheminements piétonniers canalisés par des palissades, sont utilisées au niveau des cordons dunaires.

Pour les côtes à falaises, le recours aux techniques classiques de prévention des mouvements de terrain est la règle (confortement de parois, collecte des eaux de surface, etc. (voir fiche RN3 : Mouvements de terrain).

La solution dite du « repli stratégique » qui consiste à accepter un recul limité et à concentrer les actions de prévention en arrière du trait de côte, intéressante sur les plans économique et environnemental, est plus délicate à mettre en œuvre sur le plan social.

 

3.7  La préparation aux situations de crise

En ce qui concerne les communes susceptibles d’avoir à gérer une situation de crise, il ne peut être que recommandé aux maires concernés d’établir et de faire vivre un plan communal de sauvegarde (PCS – voir fiche R8 : Plan communal de sauvegarde), même s’il n’est pas obligatoire, car la gestion de crise se prépare hors période de crise afin d’être apte à répondre à tous les aspects d’un tel épisode et dans toutes ses phases.

Il faut signaler l’organisation au sein des directions départementales des territoires et de la mer (DDTM) d’une mission de référent départemental pour l’appui technique à la gestion des crises d’inondation, qui aidera le préfet, la cellule de crise et leurs correspondants à cibler les enjeux locaux et les dispositions adaptées en fonction des prévisions et vigilances.

Les dispositifs de prévision, de vigilance et d’avertissement ne trouvent leur sens que dans la mesure où ils sont exploités dans les plans ORSEC de gestion de crise. Ces plans, dont le principe est la modularité, se déclinent à tous les niveaux, de la famille avec les PFMS (plans familiaux de mise en sécurité) en passant par les PPMS (plans particuliers de mise en sûreté) pour les écoles, collèges et lycées, les PCS au niveau communal jusqu’aux dispositifs ORSEC départementaux et zonaux.

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Pour en savoir plus:

 

MEDDTL, MIOMCTI, MEFI, MBCPFPRE, Plan submersions rapides (submersions rapides, crues soudaines et ruptures de digues), 2011, 79 p. Téléchargeable ici en pdf et sur prim.net

 

MEEDDM, La gestion du trait de côte, 2009, 32p. Téléchargeable ici en pdf et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

 

ONF, Favannec, J., Aménagement des forêts littorales : cas des forêts dunaires du littoral atlantique français. Revue forestière française, numéro spécial, 1999, 13p. Téléchargeable ici en pdf et sur le site de la Revue forestière française

 

ONF, Evolution de la gestion des dunes, extrait Rendez-vous technique n°17, 2007, 37p. Téléchargeable ici en pdf et sur le site de l’ONF

 

SDAGE RMC, Connaissance et gestion de l’érosion du littoral, Guide technique n°9, 2005, 55p.Téléchargeable ici en pdf et sur le site du bassin Rhône-Méditerranée

 


Page sur le risque submersion marine sur le site Risques majeurs de prim.net

 


Prévoir le temps
sur le site de Météo France

 

Volet Études stratégiques et prospectives sur l’évolution des risques côtiers sur le littoral du Languedoc Roussillon (2007–2013)

 

Page de téléchargement du dossier Environnement littoral et marin, édition 2011, Commissariat général au développement durable (MEDDE)

 

videoBaie d’Authie : érosion dunaire avec un risque de submersion marine, vitesse du phénomène et procédures réglementaires très longues (MEDDE)

 

video
Saint-Brevin-les-pins : les dunes rempart naturel contre les vagues de submersion (MEDDE)

 

video

Érosion sur la côte d’Albâtre : défendre ou reculer ? Ault & Criel deux villes deux stratégies de gestion du trait de côte (MEDDE)

 


Note bas de page :

(1)  A propos de la tempête Xynthia, les météorologues ont précisé que l’intensité des vents n’avait rien d’exceptionnel. C’est la conjonction locale de facteurs tels que l’orientation des vents, de la houle, d’une marée à fort coefficient, avec une occupation du sol particulièrement vulnérable, qui a provoqué le désastre.


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